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Éclipse
Au premier regard, on croit savoir. Un cheval. Un cavalier. Et la lune, immense, derrière eux.
Tout semble immobile. Le cheval ne marche pas. Le cavalier se tient droit. Leurs profils en ombre chinoise sont nets comme du papier découpé.
La coiffe conique du cavalier évoque un samouraï, un danseur rituel des théâtres japonais ou même un chamane des temps archaïques. Le cheval est royal. Leur apparition sur l’écran silencieux de la lune dégage une impression de puissance. Puis vient autre chose : une forme de solennité, grave, un peu mystérieuse.
C’est un homme-cheval, constellé de cratères de lune en transparence sur sa silhouette. Un être double qui flotte, sans socle ni horizon, dans la matière de la lune. Un rêve peut-être ? Ou une apparition. Et l’on reste là, sans comprendre, fasciné, à regarder.
Éclipse
Au début, on croit reconnaître. Un cheval. Un cavalier. Ils sont là. Très calmes. Devant une lune immense et ronde. On dirait des ombres chinoises. Le cavalier porte un drôle de chapeau. On ne sait pas si c’est un guerrier. Ou peut-être un magicien. Puis, si on regarde mieux, le cheval et l’homme semblent se mélanger. Sur leurs corps, on voit apparaître la lune, avec ses cratères. Comme si la nuit était passée à travers eux.
Est-ce un cheval ? Est-ce un homme ? Ou bien un être nouveau, un homme-cheval fait de poussière de lune ? On ne comprend pas vraiment. Mais on reste là, à regarder. Parce que parfois, il n’y a rien à expliquer. Juste à sentir.

Monotype d’après le spectacle intitulé Éclipse - Photomontage avec Bartabas à cheval et une image de lune

Monotype d’après le spectacle intitulé Éclipse - Photomontage avec Bartabas à cheval et une image de lune
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