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En 2001, les talibans détruisent les majestueux bouddhas de Bâmiyân, en Afghanistan. Pour Kijno à qui les voyages ont donné une sensibilité particulière pour la figure du Bouddha, c’est une tragédie. Mais la réalité, il faut bien la vivre ; il y a 2/3 de l’humanité qui crève de faim pendant qu’un tiers « surbouffe » ; il faut combattre, il faut lutter. On ne peut pas être un peintre du mythe de la démiurgie sans être capable de dominer la réalité de tous les jours.
Face au cataclysme, Kijno réagit en maquisard, en créant les étendards des signes de la révolte. Ce Bouddha tagué fascine ou exaspère, mais ne laisse pas indifférent.
Les hommes font parfois des choses qu’on ne peut pas réparer. Dans une guerre bien avant ta naissance, ils ont détruit avec des bombes, de très grandes statues de Bouddha. Elles étaient très anciennes et très belles et beaucoup de gens venaient pour les admirer. J’ai voulu les peindre pour qu’on s’en souvienne. Et pour dire aussi que détruire la beauté fait du mal au monde. C’est pour cela que j’ai peint cette tête de Bouddha et qu’ensuite je l’ai gribouillé pour montrer ma colère contre la guerre.

146 cm x 114 cm - 2001 - Acrylique et glycéro-spray sur toile

146 cm x 114 cm - 2001 - Acrylique et glycéro-spray sur toile
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