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« Je dessine la main, dit Kijno, car il y a toujours un espoir qui rebondit. Il y a toujours un endroit où on peut s’agripper, une planche à laquelle on peut s’amarrer. »
Dans le grand triptyque astral I, Bouddha découvre la lune. C’est l’allégorie du voyage intérieur qui lorsqu’on l’entreprend, permet d’arriver aux limites du monde.
Puis dans le grand triptyque astral II, Bouddha découvre les étoiles. A la limite du monde, il y a l’immensité de l’univers et l’infini des possibilités. Un vertige nous saisit, la peur de ce qui dépasse et que l’on ne comprend pas.
Mais dans le grand triptyque astral III, Kijno raconte le refuge. La main du Bouddha apparaît au cœur des constellations, un endroit où s’accrocher, une planche de salut à laquelle on peut s’amarrer.
Avec ces trois toiles, plus que jamais, Kijno approche l’essence de son art. « Le peintre ne sait jamais rien, son génie devine tout. »
Quand on fait comme le Bouddha et qu’on écoute son cœur, on fait des voyages à l’intérieur. On peut aller sur la lune. Ou sur mars ou même dans les étoiles. Plus on voyage loin, plus on se sent tout petit dans le grand univers. La terre a disparu. On peut avoir peur et se sentir seul. Il ne faut pas. Je vais te dire un grand secret. J’ai découvert qu’à l’intérieur, il y avait quelqu’un pour nous donner la main. Je n’ai pas bien vu à qui la main appartenait mais je crois que c’était celle du Bouddha. Alors j’ai dessiné la main, avec les étoiles, pour dire de ne pas avoir peur de la réalité qu’on ne voit pas et qui est à l’intérieur.

195 cm x 130 cm - 1986 - Peinture sur toile

195 cm x 130 cm - 1986 - Peinture sur toile
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