top of page

Écoutez le podcast

00:00 / 01:04
00:00 / 01:04

La cinquième saison
Au Japon, il y a le printemps, l’été, l’automne et l’hiver. Et puis il y a la cinquième saison. Celle des fleurs, des branches et des feuilles, dans un bleu profond comme un ciel de nuit.
L’image peut être regardée dans un sens, puis dans l’autre. Elle n’a ni haut ni bas. L’espace semble suspendu.
Le fond est un tissu, un motif de kimono répété, patient, presque hypnotique. Par-dessus, les branches se déploient et se croisent, dans une écriture toute végétale.
C’est une saison imaginaire, une forêt sans repères, où le tissu se fait ciel, et les branches calligraphie. Dans ce monde végétal, la nature et la culture ne sont plus séparées. Elles se rejoignent dans une même expérience faite d’un mélange de souvenirs et de sensations.
Ici, le paysage n’est pas un lieu fixe. Il se construit avec tous nos sens. Il ne se laisse pas traverser comme un décor, mais comme un espace à ressentir. Il ne reste alors qu’une manière de parcourir le monde : accepter de perdre ses repères et le regarder autrement.

La cinquième saison
C’est une photo étrange. Tu peux la regarder dans un sens. Et puis la retourner. Tu verras toujours des branches qui se croisent sur un grand ciel bleu. Mais si on regarde mieux, ce ciel n’est pas vraiment un ciel. Il ressemble à un tissu, avec des formes qui se répètent. C’est un vêtement du Japon, un kimono. Les branches font comme des signes, un peu comme l’écriture japonaise. On ne sait plus très bien si on regarde une photo ou un souvenir de voyage.
Cette image raconte ce moment-là : quand un paysage et ce qu’on ressent à l’intérieur se mélangent. Alors le voyage devient comme un endroit un peu magique, qui existe surtout dans la mémoire.

Titre

Description

Les podcasts du musée GRATALOUP
bottom of page