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Face-à-face
C’est presque une étude anatomique, le grain de la peau, les veines, les reliefs. Un dessin au fusain d’une crinière épaisse qui dévoile un oeil, petit, où se joue la lumière.
C’est un cadrage extrême, sans oreille, ni museau, ni contour. Une vision qui nous colle à l’animal comme pour mieux en ressentir une présence, intense et très charnelle.
Dans ce face-à-face sans barrière, le cheval nous envahit comme un monde. Un monde sensible mais terriblement différent.
L’oeil ne nous raconte rien. Le regard ne se laisse pas traduire. Il ne nous renvoie à rien.
Entre cet être et nous, il n’y a pas de fusion mais une distance juste, à accepter et à respecter. Parce que parmi les mondes, il y a ceux où le vivant existe pleinement sans avoir jamais besoin de nous.

Face-à-face
C’est comme si tu étais tout près du cheval. Tellement près que tu ne vois que sa peau, ses veines et les poils de sa crinière. Son oeil est tout petit dans cette grosse tête. Il ne nous regarde pas vraiment.
Le cheval est là, immense, mais silencieux. Il ne fait rien. Son oeil reste ailleurs, dans son monde à lui. Ce cheval ne nous raconte rien.
Alors on comprend quelque chose d’étrange. Le cheval n’est pas là pour nous. Il existe sans nous. Il ne nous appartient pas. On peut le regarder sans qu’il nous regarde. On peut être proche sans vouloir le toucher.
Et peut-être que respecter les êtres vivants, ça commence simplement par ça : accepter qu’il y ait des mondes comme celui du cheval qui ne sont pas comme le nôtre.

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