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Pour peindre la réalité telle qu’elle est, Kijno a besoin d’un nouveau langage.
Dès 1960, il utilise les vaporisation à la bombe de peinture et le graffiti . En ce sens il est un précurseur du Street Art .
« Il faut que ce que j’appelle le spray, la vaporisation soit une écriture » dit Kijno. Ce qui est important dans la peinture c’est l’énergie qui s’en dégage. Le dynamisme de la bombe de peinture donne de l’énergie à une écriture qui doit viser au cœur.
Ce nouveau langage, ce sont aussi les coulures. Kijno renverse la façon dont on voit les choses et littéralement, il retourne le cadre. La toile est renversée, de bas en haut, de haut en bas, de gauche à droite. La peinture coule, échappe à la pesanteur, crée de nouveaux chemins, inattendus, aléatoires. « Il y a un hasard mais ce hasard est obligé de passer par mon labyrinthe » dit Kijno.
Tu as certainement remarqué que je peins d’une façon particulière. Avec des pinceaux bien sûr mais aussi avec des bombes de peinture. Parfois je mets une flaque de peinture sur ma toile et je tourne mon dessin dans tous les sens pour la faire couler. Cela fait des chemins de tous les côtés. On dirait un labyrinthe. Tout cela, c’est pour dessiner la réalité qu’on ne voit pas. J’invente une nouvelle écriture. Les lettres ce sont les étoiles des bombes de peinture. Et la peinture qui coule, c’est pour indiquer tous les chemins que tu peux emprunter. Il faut juste regarder tout ce qu’il se passe, d’une autre façon.

162 cm x 114 cm - Acrylique et glycéro-spray sur toile

162 cm x 114 cm - Acrylique et glycéro-spray sur toile
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