Musée GRATALOUP · Expositions virtuelles · 2026
Antoine POUPEL
Photographies
Exposition Entre les Mondes présentée au Musée GRATALOUP du 4 avril au 11 novembre 2026
Découvrir Antoine POUPEL
E

E

Photo Jean-Michel Fickinger
Antoine POUPEL est né en 1956 au Havre, en France, et vit et travaille à Paris. Il est diplômé de l’École nationale supérieure d’expression plastique en 1982. Deux ans plus tard, il est pensionnaire à l’Académie de France à Rome, résidence soutenue par la Villa Médicis. Il bénéficie ensuite d'une bourse de recherche et de création pour le Mexique et le Brésil, puis une formation aux nouvelles technologies de l’image.
En 1992, il reçoit le soutien du Centre national des arts plastiques pour son projet Portraits de personnalités. Au fil de sa carrière, son travail est exposé dans de nombreuses institutions photographiques prestigieuses en France, en Europe, au Japon, en Russie et aux États-Unis. Il est représenté dans des collections publiques majeures, telles que le Fonds national d’art contemporain, le Musée d’Art moderne de la ville de Paris, la Maison européenne de la photographie à Paris, ainsi que des musées à Tokyo et Sydney.
MONOTYPES
Sa démarche s’inscrit dans une interrogation profonde de la photographie elle-même. POUPEL se réfère à l’étymologie du mot photographie, qui signifie « écrire avec la lumière ». Cette idée guide sa pratique. Il cherche à déconstruire le caractère mécanique traditionnel de la photographie pour réintroduire la part de l’artiste. La lumière devient une matière picturale, travaillée comme un élément à part entière. Les monotypes qu’il réalise, par leur singularité et leurs traitements spécifiques, ne se contentent pas d’enregistrer une image. Ils deviennent des œuvres uniques, façonnées par la chimie et le geste.
MONOTYPE, ATOTONILCO, MEXIQUE, 1988
Travail de dripping avec les produits photographiques, qui peuvent faire référence au peintre Jackson Pollock
Œuvre unique 127 × 200 cm, collection du F.R.A.C Haute-Normandie


PORTRAIT ARMAN, NEW YORK, 2003
Dans son atelier new-yorkais, montage numérique à partir d’un négatif noir et blanc.
PORTRAITS
Le portrait occupe une place centrale dans son œuvre. POUPEL élabore des images construites avec celles et ceux qu’il photographie, dans un processus partagé. Dans « Portraits de personnalités », chaque personne choisit l’élément avec lequel son image sera mêlée. Cette co- création établit une relation entre un sujet et un monde. L’image devient alors un espace de dialogue, où présence et distance coexistent.
TRANSFORMATION
L’exploration du mouvement occupe une place majeure dans le travail de POUPEL. En photographiant la danse et la performance, il s’attache à capter la trace du geste et la transformation du corps. Le flou, le dédoublement ou l’effacement partiel participent pleinement de cette recherche. La photographie devient un espace d’expérience sensorielle.
CRAZY HORSE, 1996/2023

ANIMALS
L’œuvre d’Antoine POUPEL s’inscrit également dans des dialogues artistiques étroits. Sa collaboration de longue date avec le théâtre équestre Zingaro l’a conduit à parcourir le monde avec la troupe. Elle a donné naissance à des images traversées par la relation entre l’humain, l’animal et le mouvement.

ZINGARO, OPÉRA ÉQUESTRE
Cliquez sur les œuvres exposées pour écouter les podcasts














ZINGARO, ECLIPSE, 1997
Photomontage featuring Bartabas on horseback and an image of the moon
Monotype based on the performance titled Éclipse
Cliquez sur la photo pour l'agrandir

Eclipse
At first glance, we think we know what we are seeing. A horse. A rider. And the moon, immense, behind them.
Everything seems motionless. The horse does not walk. The rider stands upright. Their profiles, like shadow puppets, are sharp, as if cut from paper.
The rider’s conical headdress brings to mind a samurai, a ritual dancer from Japanese theatre, or even a shaman from archaic times. The horse is regal. Their appearance against the silent screen of the moon gives off a feeling of power. Then something else emerges: a sense of solemnity, serious and slightly mysterious.
It is a man-horse, speckled with lunar craters, visible in transparency across its silhouette. A double being, floating without ground or horizon in the substance of the moon. A dream, perhaps. Or an apparition. And we remain there, without understanding, fascinated, watching.
